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  Expositions  
   
Exposition temporaire  

 

 

Le Serment des trois Suisses  par  Henri Courvoisier-Voisin

La prise de la Bastille par Abraham Girardet

 

 

De Guillaume Tell à Louis XVI

regards de graveurs neuchâtelois sur les événements politiques

 15 mai au 30 septembre 2010

Visite guidée le dimanche 6 juin à 11h00

 

La Révolution française a des échos considérables dans le Pays de Neuchâtel et  dans les Montagnes neuchâteloises. Dès 1792, on crée des sociétés patriotiques, on plante des arbres de la liberté et on danse la carmagnole à La Chaux-de-Fonds et au Locle.

Cette effervescence idéologique n’a pas manqué d’inspirer des artistes neuchâtelois. Pour la présente exposition, nous nous intéresserons à deux graveurs :Abraham Girardet (1764-1823) et Henri Courvoisier-Voisin (1757-1830), né l’un au Locle, l’autre à La Chaux-de-Fonds et ayant tous deux effectué des études artistiques à Paris, séjour qui les rendait d’autant plus sensibles aux événements révolutionnaires.

Pour en savoir plus, le dossier de presse Dossier_graveurs.pdf

Précédentes expositions temporaires    

 

 

I

Inauguration de l'éclairage électrique au Locle avec la lampe à arc au sommet de la fontaine de la place du Marché

Les lumières de la ville 

histoire de l'éclairage au Locle

4 juin 2009  – 31 mars 2010 

En 1782, la Communauté du Village du Locle décide l’installation d’un éclairage public à l’huile pour lutter à la fois contre les vols et les incendies. Dans les années 1860, la Municipalité commence à envisager l’installation d’un éclairage au gaz. Après de nombreuses études et discussions, on construit en 1862 une usine à gaz riche. La fabrication et la distribution du gaz sont confiées par concession à une entreprise gazière strasbourgeoise, la maison Weyer & Eichelbrenner. Le gaz riche ne donnera pas satisfaction ; c’est un moyen d’éclairage considéré comme coûteux – plus que le gaz de houille. De plus, il ne convient pas au chauffage, ni à la force industrielle. 

Pour y remédier, la Municipalité étudie dès 1886 la construction d’une usine à gaz de houille. Mais l’électricité commence à faire parler d’elle. Au Locle, Alfred Matthey-Doret a déjà mis en place avec succès plusieurs installations d’éclairage électrique. Enthousiaste, il envoie au Conseil municipal un projet pour donner à la ville du Locle force et lumière électriques, en exploitant la chute du Bied au Col-des-Roches. Le Conseil municipal reste cependant convaincu que le gaz de houille est le procédé le plus éprouvé et le plus efficace pour produire force et éclairage.

Mais Matthey-Doret, dont le projet est désormais soutenu par son employeur, l’entreprise genevoise Cuénod, Sautter & Cie a réussi à convaincre plusieurs conseillers généraux. Le 12 février 1887, le Conseil général du Locle choisit, contre l’avis du Conseil municipal, l’éclairage électrique. Un concours est aussitôt lancé, à l’issue duquel la maison Cuénod, Sautter & Cie est choisie. Prenant une décision courageuse, la Ville du Locle décide que la future usine électrique ne sera pas confiée à une entreprise privée, mais gérée par les autorités mêmes. L’usine électrique de la Rançonnière commence à fonctionner le 1er avril 1890. L’augmentation rapide de la demande de force et de lumière électriques démontrent que les autorités ont fait le bon choix. 

 

   
 

 

 

L'image immobile

lanternes magiques et stéréoscopes

3 février - 30 avril 2009

La lanterne magique est le premier appareil de projection connu.  Elle  est mentionnée en 1659 par le savant hollandais, Christiaan Huygens (1629-1695). Sa première représentation graphique paraît en 1671 dans la seconde édition d’un ouvrage intitulé Ars magna lucis et umbrae,  rédigé par un Jésuite allemand, le Père Athanasius Kircher (1601-1680).  

Au XVIIIe siècle, la lanterne magique demeure un objet à la mode. Les précepteurs de la bonne société recommandent son emploi comme outil pédagogique. Dans son traité d’éducation paru en 1782, Adèle et Théodore, Mme de Genlis, institutrice des enfants du duc de Chartres, conseille la lanterne magique pour l’enseignement de l’histoire et de l’histoire sainte.  

Pendant les années 1830, lors du règne de Louis-Philippe – ancien élève de Mme de Genlis - la lanterne magique accède au rayon des jouets. C’est désormais un cadeau prisé par les enfants des familles aisées. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la lanterne magique trouve également sa place dans un registre éducatif.  

 

   

 

Isabelle de Charrière par Jean Juel (1745-1802), huile sur toile, Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel

Une écrivaine européenne

Isabelle de Charrière (1740-1805)

19 septembre 2008 – 15 janvier 2009 
 

La Révolution française a des échos dans les Montagnes neuchâteloises, en particulier à La Chaux-de-Fonds et au Locle. En 1792, on plante des arbres de la liberté et on danse la carmagnole. Il n’y a pas de programme politique précis, mais ces manifestations – qui dégénèrent parfois en violences - inquiètent le Conseil d’Etat qui craint des réactions tant de la République française que du roi de Prusse, lequel est aussi prince de Neuchâtel. Le Chancelier, Godefroi de Tribolet, demande alors à Isabelle de Charrière un texte visant à calmer l’opinion et à rétablir la concorde. Dans Les lettres trouvées dans la neige – rédigées en trois jours – celle-ci rappelle, par le biais de la fiction, que les habitants du Pays de Neuchâtel jouissent de beaucoup de libertés et n’ont aucune raison de s’entre-déchirer. Comme beaucoup d’auteurs du XVIIIe siècle, elle recourt au procédé du manuscrit perdu et retrouvé, en l’occurrence, « dans la neige, à quelque distance du Locle… » 

Isabella Agneta van Tuyll van Serooskerken van Zuylen naît en 1740 près d’Utrecht. Après une première éducation rudimentaire, qui est celle des femmes de son époque, elle prend des leçons de mathématiques et lit les œuvres des philosophes. En 1771, pour gagner sa liberté, elle épouse Charles-Emmanuel de Charrière et vient s’établir au Pontet, à Colombier. Elle réunit autour d’elle un petit cercle cultivé. Si les premières années de sa nouvelle vie sont plutôt consacrées aux voyages, elle commence en 1784, une période créatrice, littéraire et musicale, qui remplira le reste de sa vie.

 

   
 

 

Isidore, Judith et les moulins souterrains

Dessins de Sunila Sen-Gupta pour le livre destiné au jeune public

3 mai - 30 septembre 2008

 

Le 26 août 1790, Isidore et sa mère, Mme de Gauthier, viennent visiter les moulins souterrains du Col-des-Roches. Judith, la fille du meunier, en explique tous les secrets au jeune garçon… jusqu’au moment où l’arrivée d’un inquiétant personnage jette la pagaille dans les moulins.  

Inspirée par les récits authentiques des voyageurs venus découvrir les moulins souterrains au XVIIIe siècle, l’histoire d’Isidore et Judith révèlera aux jeunes lecteurs le travail des meuniers et le fonctionnement des moulins à eau pendant les siècles passés.

 

Isidore, Judith et les moulins souterrains, texte de Caroline Calame, illustrations de Sunila Sen-Gupta, Le Locle, Fondation des Moulins souterrains, 2008

Jonathan, Margrit und die unterirdischen Mühlen, Text: Caroline Calame. Illustrationen: Sunila Sen-Gupta. Übersetzung: Calliope, Le Locle, Fondation des Moulins souterrains, 2008

 

 
   

VUE DE LA CAVERNE DE ST. BEAT AUDESSUS DU LAC DE THOUNE. Eau-forte et burin sur cuivre colorié de Gabriel Ludwig Lory (père), vers 1820. Don C. et R. Bernasconi-Schwartz 2007.

La grotte dans l’art suisse du XVIIe au XXe siècle

Donation Bernasconi-Schwartz

10 février – 30 juin 2008

Au cours de l’été 2007, la Fondation des Moulins souterrains a reçu de M. et Mme Bernasconi-Schwartz une donation comportant vingt-cinq œuvres d’art. Il s’agit de gravures, de peintures et d’aquarelles d’époque très diverses – de Matthäus Merian (1593-1650) à Aloys Perregaux (né en 1938) - dont le point commun est de représenter des grottes. Ces documents sont exposés aux Moulins souterrains, en compagnie d’autres œuvres sur le même thème, propriété de la Fondation ou des musées de la région.

 Exposition permanente  

Exposition permanente, photo Ricardo Volpe

 

Exposition permanente

Les Moulins souterrains du Col-des-Roches constituent un lieu généraliste et transversal au travers duquel se reflètent plus de quatre cents ans d’activités humaines, faites de ruptures et de continuité. La grotte naturelle, qui fut investie par des installations hydrauliques entre le XVIe et le XIXe siècle, remplie de déchets et d'eaux usées dans le courant du XXe siècle et totalement excavée à partir des années septante dans le cadre d'une vaste entreprise de redécouverte du site, en constitue sans conteste l'attraction principale.

L'exposition propose un voyage dans l'espace et le temps permettant au visiteur de se réapproprier les grands axes d'une histoire régionale riche et méconnue. Elle offre en premier lieu plusieurs types de cadrages permettant de situer les lieux par des informations synthétiques sur les plans archéologique et historique.

Après une visite guidée dans les entrailles de la terre, elle développe des associations fortes permettant de prolonger l’expérience de la descente et de la remontée. Différentes traces d’enthousiasme, d’émerveillement, de fascination ou de peur laissées par les visiteurs au travers du temps (gravures, écrits, articles, inscriptions diverses) constituent une sorte de livre d'or métaphorique invitant à un parcours dans l'imaginaire.

Elle présente ensuite trois salles consacrées à des domaines thématiques permettant d'aborder sous un autre angle les éléments saillants de l'histoire du lieu. «Du grain au pain» présente l'évolution de la culture et des techniques d'une société centrée sur le pain, «L’eau et ses méandres» s'intéresse aux rapports liant milieu naturel et gestion de l'énergie et «Le jeu de la frontière» évoque l'effet de proximité de la frontière française sur la géopolitique locale et les représentations sociales qui lui sont liées.

La dernière partie de l'exposition est consacrée aux principales étapes qui ont permis la réappropriation du site par les habitants de la région: déblaiement de la grotte, mise en valeur des lieux et construction du Musée des Moulins souterrains.

Le tout propose un outil de compréhension de l'histoire locale, de ces moments de découverte et d'invention, d'innovation et de rupture, d'abandon et d'oubli, de redécouverte et de mobilisation qui font du site du Col-des-Roches un fascinant lieu de mémoire et d'inspiration.